Chaque année, entre octobre et décembre, les appels pour des souris augmentent nettement. Les nuits fraîchissent, la nourriture se raréfie dehors, et les bâtiments chauffés deviennent irrésistibles. Les pièges et les appâts règlent la présence du moment. Mais si les points d'entrée restent ouverts, d'autres souris prendront la place libérée.
C'est la troisième étape de notre Méthode Verrou, celle qui donne son nom à l'entreprise : verrouiller. Et elle commence par un chiffre.
D'où vient la règle des 6 mm
Une souris domestique adulte peut se faufiler dans une ouverture d'environ 6 mm, soit à peu près le diamètre d'un crayon. Son corps est souple ; c'est la largeur du crâne qui fixe la limite. Pour un jeune rat, on retient plutôt une douzaine de millimètres.
Deux autres caractéristiques rendent la souris redoutable :
- ses incisives poussent en continu. Elle ronge pour les user, et elle peut agrandir un trou trop juste dans le plâtre, le bois, le plastique ou la mousse expansive ;
- elle longe les murs et mémorise ses trajets. Une fois un passage trouvé, toute la famille l'emprunte.
Le test pratique est simple : si un crayon entre dans l'interstice, considérez qu'une souris aussi.
Souris dans les feuillages, à la recherche d'un abri
Où chercher les passages
Prenez une lampe torche puissante, un crayon et un carnet. Dans un appartement comme dans une maison, les points d'entrée les plus fréquents sont toujours les mêmes.
Dans la cuisine et la salle de bains
- passages de tuyaux sous l'évier, souvent percés trop large et jamais rebouchés ;
- arrière du lave-vaisselle, du réfrigérateur et de la cuisinière ;
- plinthes des meubles de cuisine : retirez-les, l'espace derrière est l'autoroute préférée des souris ;
- coffrages de canalisations et trappes de visite.
Dans le reste du logement
- tuyaux de chauffage qui traversent le plancher ;
- gaines électriques, prises et boîtiers mal ajustés ;
- jours sous les portes d'entrée, de cave ou de garage ;
- grilles d'aération et soupiraux dont la maille est trop large ou cassée.
Dans l'immeuble ou à l'extérieur
- gaines techniques communes, colonnes de vide-ordures ;
- entrées de câbles et de conduites dans les murs de façade ;
- joints de portes de garage, bas de murs fissurés, avant-toits pour les maisons.
Pour savoir si un trou est actif, bouchez-le avec une boule de papier journal et revenez 48 heures plus tard. Si le papier a été poussé ou grignoté, vous tenez un passage. Les crottes trouvées à proximité confirment le diagnostic : notre article sur ce que révèlent les crottes de rongeurs explique comment les lire.
Quels matériaux résistent vraiment
Tout ne se vaut pas face à des dents qui poussent toute la vie. Voici ce que nous utilisons, et ce que nous évitons.
| Matériau | Usage | Remarque |
|---|---|---|
| Laine d'acier ou laine de cuivre + mastic | Trous autour des tuyaux et des câbles | La laine bloque, le mastic maintient. La laine de cuivre ne rouille pas |
| Mortier ou plâtre | Trous dans la maçonnerie | Durable si la surface est saine |
| Grille métallique, maille inférieure à 6 mm | Aérations, soupiraux | Fixée par vis, jamais simplement collée |
| Plaque métallique (tôle) | Bas de porte rongé, gros trous | Solution la plus robuste |
| Bas de porte à brosse ou à joint | Jour sous les portes | Coupe aussi les courants d'air |
| Mousse expansive seule | À éviter | Les souris la rongent facilement ; à utiliser seulement en complément d'une laine métallique |
L'ordre des opérations compte
C'est l'erreur que nous voyons le plus souvent : boucher tous les trous alors que des souris sont encore à l'intérieur. Résultat, elles restent enfermées, cherchent une sortie et rongent un nouveau passage, parfois dans une gaine électrique.
L'ordre logique est celui de la Méthode Verrou :
- Détecter : repérer les traces, les trajets et les entrées.
- Neutraliser : éliminer les souris présentes, par piégeage ou appâts sécurisés dans des postes fermés.
- Verrouiller : calfeutrer une fois que l'activité a cessé, en commençant par les passages principaux.
- Surveiller : vérifier pendant quelques semaines qu'aucune nouvelle trace n'apparaît.
Façade d'immeuble résidentiel
Pourquoi agir avant l'hiver
Une souris femelle peut se reproduire dès six semaines environ et avoir plusieurs portées par an. Une souris entrée en octobre peut ainsi être à l'origine d'une petite population avant le printemps. Calfeutrer tôt, c'est intervenir avant cette multiplication, quand le problème se règle encore en une ou deux visites.
En immeuble, le calfeutrement d'un seul logement a ses limites : les souris circulent par les gaines communes. C'est un sujet à porter au conseil syndical pour que les parties communes soient traitées en même temps.
Faire appel à nous
Nos techniciens réalisent le diagnostic des entrées, le traitement et le calfeutrement dans le cadre du traitement contre la souris domestique, qui fait partie de l'extermination des rongeurs. Pour tout savoir sur l'animal, consultez le guide de la souris. Les prix sont affichés sur la page tarifs et vous pouvez réserver un créneau.
FAQ
Vos questions
Une souris peut-elle vraiment passer par un trou de 6 mm ?
Oui. Son corps est très souple et c'est la largeur de son crâne qui détermine si elle passe. Une ouverture d'environ 6 mm, la taille d'un crayon, suffit à une souris adulte. Elle peut aussi agrandir un passage un peu plus étroit en rongeant les matériaux tendres.
La mousse expansive suffit-elle pour boucher un trou de souris ?
Non, pas seule. Les souris rongent la mousse expansive sans difficulté et rouvrent le passage en quelques jours. Il faut d'abord bourrer le trou avec de la laine d'acier ou de cuivre, puis fermer avec un mastic, un mortier ou une plaque métallique selon le support.
Faut-il boucher les trous avant ou après avoir éliminé les souris ?
Après, ou au moins en même temps qu'un piégeage actif. Boucher les entrées avec des souris encore à l'intérieur les enferme : elles rongent alors de nouveaux passages, parfois dans des câbles. On élimine d'abord la population présente, puis on calfeutre et on surveille quelques semaines.